Selon le Centre de Recherche pour
l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (CREDOC), la maison
individuelle est le logement idéal de 82 % des Français. D’un autre
côté, les villes exercent une forte attraction, notamment parce
qu’elles donnent un accès simple aux emplois, à l’éducation, à la
culture, à la santé, aux commerces.
Immersion dans les rêves des citadins et leurs envers
L’exposition
confronte les désirs contradictoires de confort domestique et d’accès à
la ville. Si dans les années 1960 les grands ensembles incarnaient le
moyen de cumuler les avantages de la ville et de la nature, ils sont
aujourd’hui synonymes de promiscuité et d’insécurité. Quant à
l’étalement urbain sous forme pavillonnaire, s’il répond aux besoins
individuels, il induit une forte dépendance aux transports (train,
voiture, bus) et se révèle consommateur d’espaces naturels.
À
l’heure où les pouvoirs publics et les spécialistes de l’aménagement du
territoire sont confrontés aux défis majeurs que sont la mobilité, la
gestion des déchets et de la pollution, la création de logements
sociaux, l’efficience de la consommation d’énergie et de l’eau, comment
concilier les aspirations des citoyens et les impératifs du
développement durable ?

La Fondation EDF Diversiterre soutient des actions destinées à mettre en lumière les enjeux du développement durable et les réponses de ceux qui préparent l’avenir. Ainsi, en partenariat avec l’Institut pour la ville en mouvement/PSA Peugeot Citroën, elle confie aux urbanistes Eric Charmes et Taoufik Souami le commissariat de l’exposition Villes rêvées, villes durables.
Commissaires
Eric Charmes, urbaniste et Taoufik Souami, architecte urbaniste sont maîtres de conférences en urbanisme et aménagement à l’Institut français d’urbanisme (Université Paris Est) et membres du laboratoire CNRS « Théorie des mutations urbaines ».